KHERRATA SOUVENIRS SOUVENIRS...

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H O M M A G E


 

BAHRI Laaziz




QUAND FOOTBAL S'APPELAIT SPECTACLE…

 

Kherrata est en deuil : un symbole du football est parti. Une figure emblématique de la balle ronde s'est éteinte. Un homme aux mille qualités nous a quittés. Laaziz Bahri n'était pas seulement ce joueur hors pair du jeu  à onze à l'époque où football s'appelait spectacle, c'était aussi un sacré farceur. Ses histoires fabuleuses et invraisemblables se racontent encore, et se raconteront toujours pour témoigner de son immortalité.

« Laaziz est simplement absent, Laaziz ne peut pas mourir, car il fait partie intégrante du décor de Kherrata depuis des lustres », c'est la pensée unanime des habitants qui affluaient vers le cimetière local pour rendre un dernier hommage mérité au disparu. Dans le cortège, chacun selon ses souvenirs, rapporte une anecdote du défunt, ou décrit l'une de ses nombreuses prouesses footballistiques qui faisaient le bonheur des supporters (autant dire toute la région) de la fameuse J.S.K. (Jeunesse Sportive de Kherrata) des années 60.

Photographe professionnel de son état, Laaziz se distingua très tôt comme un avant-centre prodigieux au sein de l'équipe de football de Kherrata. Si bien que les dirigeants de la glorieuse entente (ESS) de Sétif, celle des Mattem, Koussim et autre Salhi, sollicitèrent ses services qu'il déclina poliment arguant que la J.S.Kherrata avait besoin de lui.

Petit de stature mais large de carrure, Laaziz, balle au pied, était la bête noire de toutes les défenses de la basse Kabylie. Rapide, précis dans ses relances et dans ses tirs, excellent dans le jeu de tête, ce numéro neuf avait toute les qualités d'un chasseur de buts. Une fois, il sillonna la moitié du terrain en jonglant de la tête avec le ballon jusqu'aux bois adverses où il marqua un but d'anthologie.  Cependant, ses prestations toujours applaudies lui valurent quelques agressions de la part de ses adversaires du jour qui se rebiffaient contre lui en le fauchant sévèrement. Mais lui se relevait toujours avec un large sourire et allait toucher la main de son vis-à-vis en montrant ainsi que le foot devait les réunir et non les séparer.

Pendant la guerre de Libération Nationale, Laaziz s’engagea dans la lutte en ravitaillant les maquis en munitions et en provisions de bouche. Or, après l’indépendance, il n’a jamais cherché à obtenir quelque compensation. Devoir et humilité…


Citoyen très populaire, Laaziz était aimé et respecté pour sa simplicité, son humour typiquement algérien, et son dévouement à toute épreuve pour tout ce qui touchait à la vie locale. Oui, Laaziz  était un être unique en son genre, et les habitants de Kherrata ne sont pas près d'oublier cet homme aux valeurs morales avérées doublé d'un footballeur de génie que l'histoire sportive locale imprimera à jamais dans ses annales.

Repose en paix, Laaziz, repose en paix joueur et farceur au grand cœur… Certes, ton corps a disparu pour toujours, mais ton image et ton aura resteront à jamais vivantes dans nos souvenirs !

 Khaled Lemnouer

 

 

 

 

 

 



Posté le 03/11/2009 | 59 consultations | 12 commentaires | Voir et commenter l'article

1ER NOVEMBRE 1954 (suite)




55e anniversaire du déclenchement de la Révolution Algérienne


 


Hommage à la génération de

Novembre


13 février 1960 :

L'explosion de la première bombe atomique française à Reggane

et qui est trois fois plus puissante et dévastatrice que celle utilisée par

les Américains à Hiroshima.

18 février 1960 :

Réunion entre les représentants du GPRA et ceux du gouvernement

français dans le but d'arriver à un accord portant sur le cessezfeu.

24 février 1960 :

Le principe de l'autodétermination est accepté par le GPRA.

1er mars 1960 :

L'Organisation criminelle OAS redouble de violence à l'égard des

Algériens.

05 mars 1960 :

Rencontre à Lausanne des délégations algérienne et française

pour reprendre les négociations au sujet de l'autodétermination.

27 mars 1960 :

Le colonel «Si Lotfi» tombe au champ d'honneur près de Béchar

25 juin 1960 :

Echec des premières négociations de «Moulane» en Suisse entre

le FLN et le gouvernement français.

22 août 1960 :

Le GPRA exige la tenue du référendum de l'autodétermination

du peuple algérien sous la surveillance de l'instance des Nations

unies.

21octobre 1960 :

Le général De Gaulle déclare : «La paix en Algérie est pour bientôt

».

11 décembre 1960 :

Des grandes manifestations populaires sont organisées à travers

plusieurs quartiers d'Alger et sont violemment réprimées.

8 janvier 1961 :

75,25% des Français d'Algérie disent oui à l'autodétermination

du peuple algérien dans le référendum organisé par De Gaulle en

Algérie.

16 janvier 1961 :

Le GPRA déclare être prêt à négocier avec le gouvernement français.

15 mars 1961 :

Le GPRA et le gouvernement français annoncent le début des négociations

d'Evian pour le 7 avril 1961.

11 avril 1961 :

Le général De Gaulle annonce dans une conférence de presse de

son accord de principe d'un Etat algérien indépendant.

22 avril 1961 :

Coup d'Etat avorté contre le général De Gaulle

14 mai 1961 :

Le FLN enclenche une offensive contre les éléments de l'OAS

causant à cette dernière de grandes pertes.

20 juillet 1961 :

Reprise des négociations de Lausanne entre le GPRA et le gouvernement

français après l'échec de 13 juin 1961.

9 août 1961 :

Le CNRA annonce à partir de Tripoli la désignation de Benyoucef

Benkheda au poste de président du GPRA en remplacement à Ferhat

Abbas.

5 septembre 1961 :

Le général De Gaulle reconnaît pour la première fois l'algérianité

du Sahara et la justesse des revendications du GPRA sur la question

du Sahara.

17 octobre 1961 :

Grandes manifestations organisées à Paris par la communauté

algérienne de France et qui se sont achevées par un véritable massacre.

2 novembre 1961 :

Cinq responsables du FLN, Ben Bella, Aït Ahmed, Khider, Bitat

et Boudiaf déclenchent une grève de la faim.

21 février 1962 :

Le conseil des ministres français approuve le principe du cessezle-

feu.

22 février 1962 :

Le CNRA approuve le projet de négociations d'Evian.

7 mars 1962 :

Début officiel du 2e round des négociations d'Evian.

18 mars 1962 :

Le GPRA et le gouvernement français signent le document portant

sur les accords d'Evian après des négociations marathoniennes.

19 mars 1962 :

Proclamation du cessez-le-feu.

8 avril 1962 :

90,7% des Français approuvent les accords d'Evian lors d'un

référendum organisé en France.

1er juillet 1962 :

L'Organisation en Algérie du référendum sur l'autodétermination

du peuple algérien sur 6.017.680 votants, 5.975.581 disent oui à

l'Indépendance de l'Algérie soit plus de 99%.

Posté le 01/11/2009 | 7 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article


1ER NOVEMBRE 1954 (suite)


55e anniversaire du déclenchement de la Révolution Algérienne

 


Hommage à la génération de Novembre





25 février 1957 :

Arrestation à Alger de Larbi Ben M'hidi. Après toutes sortes de

tortures pratiquées sur sa personne, les autorités françaises, entre

autres Bigeard, ont décidé de son exécution.

03 mars 1957 :

Le héros Larbi Ben M'hidi est officiellement mort. Après plusieurs

jours de torture, il a été sauvagement exécuté.

15 juin 1957 :

Disparition suspecte du militant de la cause nationale Maurice

Audin.

20 septembre 1957 :

La question algérienne est inscrite pour la seconde fois à l'ordre

du jour des travaux de l'instance onusienne.

08 octobre 1957 :

Ali Ammar, Hassiba Ben-Bouali, Mahmoud Bouhamidi et Petit

Omar Yacef laissent leur vie à l'issue d'une série d'explosions perpétrées

par les parachutistes français dans la Casbah où 30 autres personnes

ont péri.

22 décembre 1957 :

Disparition de Abane Ramdane

08 février 1958 :

L'aviation française bombarde Sakiat Sidi-Youcef situé dans les

frontières algéro-tunisienne causant la mort de 72 civils dont plusieurs

enfants.

19 septembre 1958 :

Constitution du GPRA, Gouvernement provisoire de la

République algérienne, présidé par Ferhat Abbas et qui tiendra sa première

réunion une semaine plus tard, soit le 26 septembre 1958 et

dans laquelle, le GPRA fait part aux autorités françaises de sa disponibilité

et de son engagement à entamer les négociations à condition

que la France reconnaisse l'indépendance et la dignité du peuple

algérien.

28 septembre 1958 :

Le gouvernement français décide l'organisation d'un référendum

sur la constitution de la cinquième république et ce, en France et en

Algérie.

13 novembre 1958 :

Les cinq dirigeants que sont Ben Bella, Aït Ahmed, Lachraf,

Boudiaf et Khider sont transportés à l'hôpital suite à une grève de la

faim qu'ils ont observée pendant plusieurs jours.

29 mars 1959 :

Le colonel Amirouche et le colonel Si-El-Haouès tombent au

champ d'honneur après avoir longuement résisté aux forces coloniales

et ce, dans la région de Bousaâda.

05 mai 1959 :

Ahmed Bouguerra tombe au champ d'honneur dans les environs

de Médéa.

22 mai 1959 :

Assassinat par l'organisation terroriste «La Main rouge» de l'avocat

maître Ould Aoudia à Paris. Il était chargé de la défense d'un

groupe d'étudiants arrêtés par les autorités françaises.

26 juillet 1959 :

Le leader du mouvement syndical algérien, Aïssat Idir, mourut

suite aux tortures qu'il a subies durant tout un mois.

16 septembre 1959 :

Déclaration du général De Gaulle quant au droit du peuple algérien

d'autodétermination par le biais d'un référendum général.

6 décembre 1959 :

Le bureau du FLN à New York met en circulation un document

sur le nombre des forces armées qui participent à la guerre d'Algérie.

- Forces terrestres : 774.000 soldats

- Forces aériennes : 40.000 soldats + 1000 avions

- Forces navales 25.000 marins activant dans 2/3 de la flotte

navale française

28 janvier 1960 :

Le général De Gaulle déclare dans un discours que le principe de

l'autodétermination du peuple algérien est l'unique solution pour préserver

la dignité du gouvernement français.

13 février 1960 :

L'explosion de la première bombe atomique française à Reggane

et qui est trois fois plus puissante et dévastatrice que celle utilisée par

les Américains à Hiroshima.

18 février 1960 :

Réunion entre les représentants du GPRA et ceux du gouvernement

Posté le 01/11/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article


1er NOVEMBRE 1954

55e anniversaire du déclenchement de la Révolution Algérienne

 

Hommage à la génération de Novembre

 

 

 

06 mars 1954 :

Naissance du Comité révolutionnaire pour l'unité et l'action

(CRUA) qui avait pour but de trouver une direction unifiée pour la

future Révolution du 1er Novembre 54, optant pour la Lutte armée

comme unique solution pour la restitution de l'Indépendance.

23 juin 54 :

Réunion du Groupe des «22» dans la maison du moudjahid Lyès

Derriche au «clos Salembier» pour prendre les dispositions nécessaires

en vue du déclenchement de la Lutte armée. Cette réunion historique

a été présidée par le chahid Mostefa Benboulaïd.

05 juillet 1954 :

Dissolution du CRUA

07 juillet 1954 :

Voyage de Mohamed Boudiaf en Suisse dans le but de rendre

compte à Ahmed Ben Bella des décisions prises lors de la réunion des

22.

10 octobre 1954 :

Réunion à Raïs Hamidou, ex-Pointe Pescade, du Comité des

«Six» et dans laquelle, il a été décidé la division du territoire national,

dans un premier temps, en cinq régions et la désignation de :

Mostefa Benboulaïd, Mourad Didouche, Krim Belkacem, Rabah

Bitat et Mohamed Larbi Ben M'hidi comme premiers responsables

de ces régions.

23 octobre 1954 :

Réunion du Comité des «Six», toujours à Raïs Hamidou, dans

laquelle trois importantes décisions avaient été prises :

1) Dénomination du mouvement national au nom de «Front de

libération national» (FLN).

2) Désignation du 1er Novembre 1954 comme début de la Lutte

armée avec le maintien de cette date dans le secret total.

3) Khaled, Okba et Allah Akbar étaient les mots de passe entre

moudjahidine.

24 octobre 1954:

Réunion du Comité des Six où il a été étudié le contenu et la

forme de l'appel du 1er Novembre.

1er novembre 1954 :

Proclamation de la déclaration du 1er Novembre qui vise essentiellement

au recouvrement de l'indépendance nationale, à l'édification

d'un Etat démocratique social, et le respect de toutes les libertés.

02 novembre 1954 :

Arrestation de nombreux militants et responsables du MTLD par

les autorités militaires françaises.

05 novembre 1954 :

Dissolution du MTLD et interdiction de parution de ses deux

journaux.

• 11 novembre 1954 :

Ahmed Zabana est arrêté après avoir été grièvement blessé lors

d'un accrochage avec les forces ennemies.

12 novembre 1954 :

L'armée coloniale bombarde pour la première fois depuis le début

de la Lutte armée des positions des moudjahidine dans l'Aurès.

19 novembre 1954 :

Le héros «Badji Mokhtar» tombe au champ d'honneur dans les

environs de Souk-Ahras.

15 janvier 1955 :

Le ministre de l'Intérieur français François Mitterrand soumet au

Parlement français le projet de loi portant application de la loi 1947

relative à l'intégration de l'Algérie à la France.

18 janvier 1955 :

Didouche Mourad tombe au champ d'honneur lors d'une bataille

à Constantine.

11 février 1955 :

Arrestation de Mostefa Benboulaïd aux frontières tuniso-libyenne

alors qu'il se dirigeait vers Tripoli pour rencontrer Ahmed Ben-Bella.

23 mars 1955 :

Arrestation de Rabah Bitat

26 mars 1955 :

Soutien logistique et financier de l'OTAN au gouvernement français

pour faire face à la Révolution algérienne.

18 avril 1955 :

Une délégation algérienne du FLN participe en tant qu'observateur

au sommet afro-asiatique de Bandoeng.

23 avril 1955 :

Des colons constituent les premières milices dénommées «La

Main rouge» dans le but de semer la terreur au sein de la population

algérienne.

16 mai 1955 :

Renforcement des autorités françaises de ses forces armées par

l'envoi d'un convoi de 40.000 soldats venus de la France ainsi que le

rappel des réservistes.

20 août 1955 :

L'offensive historique du nord constantinois sous la houlette de

Zighoud Youcef, ce qui avait permis d'atténuer la pression sur les

Aurès.

06 novembre 1955 :

Mostefa Benboulaïd s'évade de la prison de Constantine en compagnie

de frères condamnés à mort tels Tahar Zbiri et Sebti Djebbar.

10 décembre 1955 :

Renforcement des forces françaises par le rappel de 190.000 nouveaux

soldats. Le nombre total a atteint à cette date 310.300 soldats

français.

20 janvier 1956 :

Les étudiants algériens répondent massivement à l'appel de

l'Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) qui

les invite à l'arrêt des cours et d'observer une grève de faim d'une

journée.

24 février 1956 :

Création de l'UGTA sous la présidence de Aïssat Idir.

22 mars 1956 :

Mostefa Benboulaïd tombe au champ d'honneur à Tafrent dans

les Aurès.

12 avril 1956 :

Début des contacts au Caire entre les représentants du FLN et

ceux du gouvernement français.

1er mai 1956 :

Arrêt des discussions secrètes entamées au Caire.

19 mai 1956 :

Grève générale des étudiants suite à l'appel de l'UGEMA.

A cet effet, un nombre important des étudiants et des lycéens

montent au maquis et renforcent les rangs de l'ALN et du FLN.

23 mai 1956 :

Arrestation de Aïssat Idir ainsi que plusieurs membres de

l'UGTA.

19 juin 1956 :

Ahmed Zabana, de son vrai nom Ahmed Zahana devient le premier

chahid algérien guillotiné.

26 juin 1956 :

Découverte du pétrole dans la région de Hassi Messoud.

16 juillet 1956 :

D'importants chefs d'Etat des pays non-alignés à l'image de

Nehru, Djamel Abdennasser, Tito et Soukarno, réunis à Nairobi, font

part de leur soutien et de leur solidarité au peuple algérien dans sa

noble lutte.

20 août 1956 :

Le premier congrès de la Révolution algérienne «Congrès de la

Soummam» se tient à Ifri-Ouzellaguen, Béjaïa. Entre autres décisions

prises : création du Comité de coordination et d'exécution (CCE) issu

du CNRA et l'entrée en lice d'une sixième région dans la division du

territoire national.

23 septembre 1956 :

Le héros Zighoud Youcef tombe les armes à la main lors d'un

accrochage avec les forces ennemies près de Sidi-Mezghiche, dans la

wilaya de Skikda.

22 octobre 1956 :

L'avion qui transporte cinq dirigeants de la Révolution algérienne,

en l'occurrence Boudiaf, Aït Ahmed, Ben Bella, Khider et l'écrivain

Lachref, détourné en plein ciel par l'armée française. L'appareil

qui se dirigeait vers Tunis a été forcé d'atterrir à Alger et les «Cinq»

ont été arrêtés et emprisonnés.

15 novembre 1956 :

La question algérienne est inscrite à l'ordre du jour des travaux de

l'Assemblée générale des Nations unies.

28 janvier 1957 :

Le peuple algérien observe une grève générale de huit jours en

guise de solidarité avec la direction du FLN.

15 février 1957 :

L'Assemblée générale des Nations unies vote une résolution qui

invite les acteurs concernés par la guerre d'Algérie à trouver une

solution juste et pacifique.

(suite)


Posté le 01/11/2009 | 5 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

LE TUNNEL DE KHERRATA

LE TUNNEL DE KHERRATA 


TROU NOIR... TROUBLANT

 



Combien de projets réalisés à coups de milliards en devises se sont avérés être un mauvais choix, une décision irréfléchie, une catastrophe programmée ? C’est le cas du tunnel de Kherrata qui a nécessité plusieurs années de travaux, des dizaines de milliards de centimes en devises fortes pour finalement accoucher d’un ouvrage qui n’en est pas un, d’une réalisation qui est loin d’être proportionnelle aux efforts financiers et physiques consentis.

 

Ce Tunnel a été creusé par une entreprise étrangère pour pallier les inconvénients que présentait l’ancienne route, dite du « Chabet El Akhra », dont les longs bouchons incessants perturbaient grandement le trafic routier important. Initialement prévu avec quatre voies, ce tunnel s’est retrouvé avec seulement deux voies en double sens séparées par une ligne blanche continue interdisant le dépassement. Or, personne ne respecte cette interdiction car, en suivant un véhicule lent, l’automobiliste sera contraint de rouler en seconde vitesse, et même en première, et ce, sur sept kilomètres !

 

Autre problème : les gros ventilateurs au bruit assourdissant, mis en place pour évacuer la fumée dégagée par les pots d’échappement des véhicules, s’essoufflent inutilement laissant place à un brouillard opaque emplissant toute la galerie. Tomber en panne dans ce tunnel, c’est assurément risquer d’être asphyxié par l’inhalation des gaz toxiques. Quant à l’éclairage, il est quasi inexistant puisque les quelques lampes allumées diffusent une lumière pâle gênant plutôt extrêmement le conducteur. En hiver, les eaux de pluie s’infiltrent dans la voûte du tunnel et se déverse abondamment sur la chaussée, rendant celle-ci glissante et dangereuse. Et, miracle de la technologie moderne, quand à l’extérieur le beau temps est revenu, à l’intérieur du tunnel la pluie continue de tomber...

 

En résumé, pour traverser le tunnel de Kherrata, il faut mettre en éveil toutes ses capacités et aptitudes sensorielles, visuelles, auditives et intellectuelles. Dans ces conditions, on peut dire que c’est à Kherrata, et non à Alger, que se trouve le véritable tunnel... des facultés.

 

 


Posté le 27/10/2009 | 17 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

ALGERIE, MON AMOUR !


ALGÉRIE, MON AMOUR !



 

Qui aime l’Algérie ? Sont-ce ces concepteurs de réformes en tous genres qui élaborent des plans d’action où l’action reste toujours en plan ?

 

Qui aime l’Algérie ? Sont-ce ces messieurs de la censure qui sont sûrs des ravages qu’entraînent leurs coupures, et qui apprécient les navets mais pas les fruits ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Sont-ce ces champions de l’économie de marché qui font marcher l’économie en engendrant des « ben et fils » ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Sont-ce ces malhonnêtes de tous bords qui utilisent la prière pour se donner une apparence de mâles honnêtes ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Est-ce cet élu qui pense d’abord à « louis » avant de penser aux autres ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Est-ce cet historien dont les écrits vains plongent l’Histoire dans les histoires ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Sont-ce ces réformateurs du système éducatif qui ne veut pas dire son nom et qui affirme toujours son non ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Est-ce cet agriculteur qui préfère aller à la pêche au lieu de bêcher ?

 

Qui aime l’Algérie ?  Sont-ce les pays étrangers amis pour lesquels le mot ami est parfaitement étranger ?

 

Oui qui aime l’Algérie ?  Qui aimera donc cette Algérie pour l’entourer d’amour, de soins, de civisme, de moralité, de culture, de volonté, de...

 

Qui aimera donc cette Algérie où, au lieu de s’aider tout le monde cède, au lieu de voter tout le monde faute, au lieu de chaumer tout le monde chôme, au lieu de penser « apprendre » tout le monde pense à prendre, au lieu d’employer le temps tout le monde emploie le ton, au lieu de penser au lieu tout le monde pense à mille lieux...

 

Algérie mon amour, beau paysage, quand deviendras-tu un beau pays sage, ô pays magique victime de la magie et des sorts nets.

 

 


Posté le 23/10/2009 | 21 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

LE TABLIER QUI... BLOUSE


LE TABLIER QUI.... BLOUSE


Dialogue entre un père et son fils

à la fin de la première journée de la rentrée scolaire



 

 

Le père

Alors Larbi, qu’est-ce qu’on t’a dit à l’école ?

 

Le fils

On nous a dit que le port du tablier est obligatoire.

 

Le père

Ah bon ?  Et en ce qui concerne les manuels scolaires ?

 

Le fils

Nous aurons un livre par table pour les titres disponibles. Quant aux titres manquants, on nous a assurés que leur livraison se fera bientôt.  En tout cas, avant la fin du trimestre.  Mais papa, n’oublie pas de m’acheter un tablier. Je te rappelle qu’il est obligatoire.

 

Le père

Oui, oui.  Mais combien êtes-vous dans la classe ?

 

Le fils

Un peu plus de 40 élèves.  C’est formidable !  Plus on est de fous, plus on s’amuse !  De plus, comme on est nombreux, le professeur ne pourra pas interroger tous les élèves. C’est chouette !  Dis, papa, tu y penses à mon tablier ?

 

Le père

Bien sûr.  Parle-moi de tes professeurs.

 

Le fils

Il nous en manque deux pour le moment.  Le professeur de sciences naturelles nous a dit que par manque de matériel scientifique, les travaux pratiques seront désormais théoriques.  Le professeur de géographie a fait toute une histoire à cause de l’absence dans l’école de cartes géographiques.  Mais tous nos professeurs ont insisté sur l’obligation faite aux élèves de porter un tablier.

 

Le père

Est-ce qu’on t’a remis ton emploi du temps ?

 

Le fils

Oui, bien sûr.  J’aurai à travailler 36 heures par semaine sans compter les devoirs à faire à la maison.  C'est-à-dire plus de 40 heures !  Et si l’on considère que l’heure à l’école est égale à 60 mn, contrairement à votre heure de travail qui n’excède pas 20 mn, je peux dire fièrement que je travaillerai trois fois plus que toi, papa.  Tu devrais penser à me nourrir en conséquence.  Bon, maintenant allons acheter mon tablier !

 

Le père

Tout à l’heure, tout à l’heure ! 

Comment as-tu trouvé ton école, ta classe ?

 

Le fils

Tu sais, mon école je la trouve un peu éloignée de la maison.  Quant à ma salle de classe, elle est froide, mal éclairée, presque inhospitalière.  C’est un véritable tableau noir !  Mais papa, j’ai l’impression que depuis tout à l’heure tu attaches beaucoup plus d’importance aux choses secondaires en cherchant à ignorer l’essentiel, c'est-à-dire le port obligatoire du tablier !

Je t’en prie, amène-moi un tablier !  Amène !  Amène ! Amène!

 

Le père

Arrête !  Larbi ne fait pas le moine !

 

*       

 

 

 

 

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Ô BGAYETH BIEN NEE MAIS...


Ô BGAYETH BIEN NÉ MAIS...



 

Ah ! Saldae !

Ah ! Naciria !

Ah ! Cité des Hammadites !

Ah ! Bougie !

Ah ! Béjaia !

Ah ! Bgayeth !

 

Où est ta culture ? Où est ton savoir-vivre ? Où est ton Histoire ?

Où es-tu ? Que fais-tu ? Que deviens-tu ?

Où sont tes vestiges ? Où se terrent tes trésors ? Où se cachent tes splendeurs ?

Que sont devenus tes jardins ? Où sont passés tes sites ? Où sont parties tes traditions ?

Où, quand, comment, pourquoi as-tu changé ?

Où, quand, comment, pourquoi t’es-tu déguisée ?

Où, quand, comment, pourquoi t’es-tu négligée ?

 

Ah ! Belle cité, refuge des érudits !

Ah ! ville historique, témoin du passé !

Ah ! Capitale légendaire au riche patrimoine !

 

Le Port et la Jetée, le Phare et le Cap Carbon, les Aiguades et les Plages, la Place du 1er Novembre et la Plaine, les Squares et les Parcs, la Kasbah et les Souks, les rues et les Boulevards, le théâtre et le Cinéma, le Sport et la Musique... Le, la, les, un, une, des, des mots devenus des maux.

 

Où se trouve ton âme ? Qu’est-devenue ta vie ? Où est passée ta fierté ?

Jadis, la flamme de ta bougie rayonnait sur tout le territoire, et même au-delà des frontières !

Or, la cire a fondu, la lueur s’est éteinte, la chandelle est morte...

Ah ! Bgayeth, que ne renais-tu de tes cendres comme le Sphinx de la Mythologie ?

Réveille-toi donc et ravive ta flamme !

De toi, tes enfants ne sont jamais las, et sache que pour toi, ils sont toujours là...

 

 


Posté le 04/10/2009 | 24 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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