LA DOUBLE CONFRONTATION ALGERIE/EGYPTE
VUE PAR « VOX POPULI »
- Après la victoire algérienne, félicitations d'une anglaise à son amie d'Algérie.
- Réponse de celle-ci : « Thank you you you you you you you you …"
Version égyptienne de l'agression contre le bus des Verts : « C'est un scénario monté par les Algériens ». Or, « Vox populi » a fait son enquête. Voici la vérité :
Une abeille est entrée dans le bus suscitant une panique chez les passagers. L'affolement était tel que les occupants du car ont tout saccagé en s'auto blessant. Finalement la mouche à miel, appelé en Egypte « mouche à fiel », s'en est allée en produisant un curieux bourdonnement : « Bzzzzzaher ! Bzzzzzaher !
- Après la qualification des verts, le Caire pleure, Alger exulte…
- Autrement dit : Le Caire rote … Alger rit.
- En Egypte, le « Masri » pleure ; en Algérie loin des pleurs, les « masses rient »
Un supporter des Verts suggère de « fériériser » le 18 Novembre. En attendant, cette date est bel et bien « fièrisée ».
Même s'ils ne le sont pas en football, reconnaissons quand même que les Egyptiens sont champions en parlote lote, lote, lote... D'ailleurs, on le voit bien dans leurs feuilletons, c'est-à-dire les « mots-seuls-seuls ».
Devinette : Quelle différence y a-t-il entre les équipes algérienne et égyptienne ?
Réponse : La première joue en pensant à fair-play, la deuxième joue en pensant à faire plaies.
Il paraît que l'équipe égyptienne a son Zidane ?
C'est un Zidan sans « e », ou plutôt avec « heuuu…»
A chaque jet de coin (corner), les « corps-nerfs » des Algériens sont mis à dure épreuve.
Question à Saadane : « On dit que les joueurs algériens jouent mieux sur un terrain gazonné ? »
Réponse et sourire du coach national : « Le gazon étant vert, nous les Verts, c'est normal que nous gazons ! »
Exclamations des supporters des Verts
après un arrêt du goal algérien
- Un Veilleur de nuit : « Quelle gardien ! »
- Un Chauffeur de bus : « Quel arrêt ! »
- Un Enseignant : « Quelle classe ! »
- Un Nageur : « Quel plongeon ! »
- Un Riche : « Quel aisance ! »
- Un Facteur : « Quelle adresse ! »
- Un Epicier : « Quel bon bond ! »
- Un chasseur : « Quelle détente ! »
- Un Joueur de loto : « C'est un keeper qui gagne ! »
Exclamations et réflexions des supporters
Algériens pendant la rencontre
- Un Forgeron : « Allez les Fers ! »
- Un Garçon de café : « Allez l'E.N. ! Vous êtes des Verts incassables ! »
- Un Magistrat : « Voyez Égyptiens, avec nos Pros c'est dur ! »
- Un Postier : « Oublions l'échec, ce soir la victoire passera comme lettre à la poste. »
- Un Horloger : « Attention, nos joueurs ne doivent pas se laisser influencer par le temps. Ils doivent oublier le tic-tac, et ne penser qu'à la tactique »
- Un Passionné : « Allez, en avant Ya Louled ! Nous sommes avec vous En Vert et contre tous ! »
- Un supporter avisé : « Je suis confiant parce qu'avec Saadane, notre groupe Rabah, Rabah ! »
Exclamations des supporters des Verts
après le but algérien
- Un Chômeur en quête d'un logement : « Biiiiiiiiit ! Biiiiiiiiiiiiiiiiit ! »
- Un jeune : « Qui a marqué ? Antar Yahia ? Alors, Yahia Antar ! »
- Un Djoundi : « Quel précision ! Ce n'est vraiment pas un tir ailleurs !»
- Un Cordonnier : « Quel coup de pied ! »
- Un Oiselier : « Enfin, c'est dans la cage ! »
- Un pêcheur ; « C'est dans le filet ! »
- Saadane : « En vérité, ils sont forts mes diables ! »
EQUIPE EPIQUE
ALLEZ LES VERTS, VERS,
VERS LA VICTOIRE…
MARCHEZ, COUREZ, VOLEZ
VERS LA GLOIRE !
Hissez haut notre drapeau, notre drap
beau !
Jonglez, jonglez, flambez, bravo et
chapeau !
Rouh ya khouya, rouh, rouh âala tol,
aâla tol !
Jouez, dribblez, marquez, marquez, goal,
goal !
ALLEZ LES VERTS, VERS,
VERS LA VICTOIRE…
MARCHEZ, COUREZ, VOLEZ
VERS LA GLOIRE !
Merci l’artiste, sahit agma, maître du
ballon
Lace tes chaussures et arrange tes bas
longs
Ekker, joue, feinte, attaque, résiste,
lutte, lutte
Cours, fonce, frappe, tire, ouiii, buut,
buuuuut !
ALLEZ LES VERTS, VERS,
VERS LA VICTOIRE…
MARCHEZ, COUREZ, VOLEZ
VERS LA GLOIRE !
Le mérite et l’honneur sont au bout de
l’effort
Allez, vous êtes les meilleurs et les
plus forts !
Debout, digne, tout un peuple de vous
est fier
Gagnez, gagnez comme vos frères aînés
hier !
ALLEZ LES VERTS, VERS,
VERS LA VICTOIRE…
MARCHEZ, COUREZ, VOLEZ
VERS LA GLOIRE !
N’touma fel terrain, yalouled laâ bou
l’football
Ouahna f’les gradins n’darbou zorna oua
t’bol
Vive l’EN, vive l’Equipe Nationale, vive
la Patrie
Ensemble pour Tamourth, pour El bled, pour l’Algérie !
ALLEZ LES VERTS, VERS,
VERS LA VICTOIRE…
MARCHEZ, COUREZ, VOLEZ
VERS LA GLOIRE !
Khaled Lemnouer
KHERRATA ET LA RADIO CHAINE III
OREILLE… SANS CIBLE
Dans certaines régions
de Kabylie, notamment à Kherrata, on capte plus de trois chaînes, mais pas de
chaîne trois. Ici, celle-ci est très appréciée pour ses émissions culturelles,
sportives et de divertissements ; or, la station observe un silence radio
dans la région. On a beau posséder un poste pile-secteur et se déplacer dans
plusieurs secteurs, aucune onde ne tombe pile pour réveiller cette chaîne aimée
qu’on a dans le sang, mais hélas pas dans le son.
Quelle déception de ne
pas pouvoir entendre les voix des animatrices et animateurs de cette station
des sens vraiment super !
Les auditeurs de cette
chaîne sans transmission demandent à « Vox populi » de relayer leurs
appels à la pelle pour prier les responsables concernés de faire le nécessaire afin
de la rendre audible dans cette contrée. Et en espérant qu’ils seront entendus,
ils restent à l’écoute…
Bachir BOUMAZA
Un Homme, un Algérien...
Kherrata pleure la disparition d'un grand homme en la respectueuse personne de Bachir BOUMAZA, décédé vendredi matin, 6 novembre 2009, à Lausanne (Suisse) à l'âge de 82 ans.
Natif de Kherrata, Bachir Boumaza a rejoint les rangs du PPA-MTLD de Messali El Hadj après les massacres du 8 Mai 1945. Il rallie ensuite les rangs du Front de libération nationale en 1956 avant d'être arrêté par les autorités françaises en 1958.
Il réussit à s'enfuir de la prison de Fresnes en 1961 et part se réfugier en Allemagne.
Il rentre en Algérie à l'Indépendance et entre au gouvernement en qualité de ministre du Travail et des Affaires sociales il est nommé ensuite ministre de l'Economie nationale puis ministre de l'Industrie et de l'Energie. Au lendemain du «redressement révolutionnaire » de 1965, il intègre le Conseil de la révolution en tant que ministre de l'Information. Un poste qu'il quittera une année plus tard pour partir en France et se lancer dans l'opposition au président Houari Boumediene.
Bachir Boumaâza revient au-devant de la scène politique à la faveur de la création de la Fondation du 8 Mai 1945 puis, en 1997, en qualité de premier président du Conseil de la Nation. Boumaza quittera cette institution en 2001, mettant ainsi fin à une longue carrière d'homme politique.
À Kherrata, déjà bien avant la guerre de libération nationale, Si Bachir Boumaza faisait figure de héros. Il s'était à différentes reprises distingué par un courage extraordinaire en manifestant son dévouement total à la cause de ses compatriotes. Les personnes de sa génération se rappellent encore les actes de courage accomplis par cet homme sans peur, au caractère indomptable et fier.
Si Bachir fut constamment l'objet d'une surveillance attentive de la part de l'administration coloniale avec laquelle il avait souvent maille à partir. À ce propos, une fois, il gifla un gendarme français parce que celui-ci avait manqué de respect à un algérien autochtone. Déféré illico à la justice, le juge demanda au prévenu la raison de cette transgression.
—Le gendarme m'a offensé ! répondit péremptoirement Si Bachir.
—Mais non, intervint le brigadier, je ne lui ai même pas adressé la parole !
Sans attendre la permission du juge, Si Bachir expliqua :
— Oui, mais vous ayant entendu traiter de « sale race » mon compatriote, je me suis également senti concerné et touché dans ma dignité. De quel droit vous permettez-vous de porter atteinte à notre origine ? Monsieur le Juge, quelle serait votre réaction si quelqu'un osait blesser votre honneur ?
Fort de sa connaissance des droits de l'homme et de ses notions du droit positif, Si Bachir avait la répartie facile. Son verbe juste et truculent faisait le reste. Même le greffier français, connu pour sa disposition hostile envers la population indigène, rentrait chez lui en empruntant un chemin plus long pour ne pas passer devant la maroquinerie de Si Bachir en prenant ainsi le risque d'être apostrophé par celui-ci. Dans le village, on aimait répéter sur un ton passionné que « Si Bachir a interdit à l'officier public de fouler son trottoir ! »
Ayant toujours combattu pour la liberté de sa patrie, Si Bachir fut arrêté à différentes reprises par la police administrative, ou par les services de sécurité de Bougie et de Sétif. Quand il se trouvait à Kherrata après ses mises en liberté, il aimait retrouver la compagnie de mon père qu'il appelait « Khali Ali », sa mère et Zizi étant du même lignage. Les deux hommes avaient le même caractère trempé, les mêmes atomes crochus. De ce fait, ils passaient des heures à parler de la vie politique, de l'avenir de l'Algérie...
Exilé en France pendant la Révolution, il fut l'un des principaux responsables du FLN établi en métropole. Emprisonné à la maison d'arrêt de Frênes, il s'en échappa en mettant sur pied une évasion spectaculaire dont le journal Le Monde en fit largement écho. Ammi El Hocine, un ex codétenu de Si Bachir, se souvient de cet homme hors du commun dont le courage et le sens de l'organisation avaient permis aux prisonniers Algériens de supporter sans trop de dommages leur détention.
« Dans cet impitoyable univers carcéral, il tenait tête à nos geôliers et formulait sans cesse des revendications à l'administration pénitentiaire. Par ailleurs, il écrivait un livre et nous incitait à nous instruire. Si Bachir était un homme. Un vrai. Il avait une âme chevillée au corps. Et il portait l'Algérie dans son cœur. »
Le cinq juillet 1962, à l'instar de tout le pays, la population de Kherrata en liesse fêtait l'indépendance de l'Algérie. En ce jour béni, les rues pavoisées furent envahies par les manifestants ; les gens criaient, chantaient, dansaient dans un tintamarre de klaxons, de youyous, de crépitements de mitraillettes et d'éclatements de pétards, tandis qu'un haut-parleur diffusait des chants patriotiques.
Debout sur le perron de la boutique de son père — Sidi Mansour — Si Bachir contemplait en silence cette euphorie générale. Je m'approchai de lui pour lui demander d'allumer mon pétard ; devinant mon intention, il plongea la main dans sa poche et retira une boîte d'allumettes qu'il me remit en me priant d'aller faire claquer mon explosif plus loin.
Plus tard, Si Bachir remplira plusieurs fois les fonctions de ministre dans le nouveau gouvernement algérien. Son passage dans son village natal créait toujours l'événement. C'était l'occasion pour ses concitoyens de lui rendre visite au domicile de son père. En l'occurrence, la maison familiale se transformait en une sorte d'amphithéâtre sans gradins où s'engageaient des discussions interminables autour de divers sujets. C'était pour tout le monde un moment privilégié. Possédant une vaste culture, Si Bachir diffusait ses connaissances à profusion éveillant un intérêt général croissant. Dans sa bouche, les mots valaient des livres...
Peu de temps après, il créera la Fondation du 08 mai 1945 pour dénoncer les actes génocides perpétrés par le pouvoir colonial français contre le peuple algérien durant la colonisation du pays, et pour demander justice de ces crimes imprescriptibles contre l'humanité.
Ensuite, il occupera les hautes charges de président du Sénat. À la faveur de son élection à ce perchoir, je lui adressai une lettre de félicitations ainsi rédigée :
Monsieur le Président,
C'est avec une indicible fierté, et une joie sans borne, que nous avons appris votre élection à la tête du Conseil de la Nation.
En cette heureuse occasion, ma famille et moi-même vous présentons nos vives félicitations.
Avec vous, nous sommes sûrs que l'exercice de la démocratie deviendra une réalité dans notre pays. Une réalité tant rêvée. Une réalité tant attendue.
D'ailleurs, votre investiture a suscité dans la région une satisfaction générale. Votre glorieux passé, votre intégrité, et votre envergure intellectuelle, sont régulièrement mis en exergue par la majorité, et ses qualités ont même fini par forcer le respect des autres.
J'en veux pour exemple le ton admiratif exprimé par les téléspectateurs et les lecteurs en commentant vos déclarations métaphoriques à la télévision ou dans la presse.
Comme moi, tous les citoyens de ce beau pays fondent un grand espoir sur l'assemblée que vous avez l'honneur de présider : celui de redonner à l'Algérie sa grandeur et son aura, sa fierté et sa sagesse, son histoire et sa culture.
À ce titre, je vous renouvelle mes chaleureuses félicitations et vous présente, pour 1998, mes meilleurs voeux de bonheur, de santé, et de réussite dans votre nouvelle et noble mission.
« L'Algérie est le bien de tous, œuvrons tous pour son bien »
Kherrata, 2 janvier 1998,
Khaled Lemnaouer.
CREATION DE LA FONDATION DU 8 MAI 45
L'évolution en cours semblait donc annoncer une convergence des travaux historiques, favorable à un accord sue les grandes lignes du sujet entre les historiens des deux pays. Mais elle fut perturbée par un événement imprévu, lié à la transformation soudaine de la vie politique algérienne par la libéralisation du régime politique algérien en 1989 et par la contestation croissante des islamistes.
C'est en 1990 que fut créée la Fondation du 8 mai 1945 par l'ancien ministre Bachir Boumaza, natif de Kherrata au nord de Sétif. Suivant l'un de ses premiers manifestes, celle-ci était « née dans un contexte politique dangereux. Celui de la révision insidieuse par certains nationaux, y compris dans les cercles du pouvoir, de l'histoire coloniale. Procédant par touches successives, certains hommes politiques ont, sous prétexte de 'dépasser' une page noire de l'histoire coloniale, encouragé la 'normalisation' des rapports entre l'ancienne puissance dominatrice et son ancienne colonie ». C'est pourquoi la Fondation s'est donnée pour objectifs de « réagir contre l'oubli et réanimer la mémoire, démontrer que les massacres de Sétif sont un crime contre l'humanité et non un crime de guerre comme disent les Français », pour « obtenir un dédommagement moral » Ainsi, l'histoire a été mobilisée au service de la mémoire et de la politique au lieu d'être reconnue comme un but propre.
L'une des idées directrices de la Fondation est en effet d'interpeller la conscience des Français et des autres peuples européens qui « ne semblent s'indigner que sur l'holocauste commis contre les juifs. Cette ségrégation entre les massacres est une tare du monde occidental » Bachir Boumaza constate : « On applique et on reconnaît le crime contre l'humanité à propos des juifs, mais pas aux Algériens, dont on oublie qu'ils sont des sémites ». Il présente son action comme un effort pour « décoloniser l'histoire et situer la colonisation dans l'histoire de l'humanité », « une tentative saine et correcte d'écrire l'histoire. Le phénomène colonial est porteur de certaines valeurs qui doivent disparaître. Elles ne le sont pas encore. Et son expression la plus réussie est ce terme de crime contre l'humanité qui est réservé à une catégorie spéciale de la population ». A son avis, la colonisation française en Algérie « présente, dans toutes ses manifestations, les caractéristiques retenues au tribunal de Nuremberg comme un crime
contre l'humanité » ; et il ajoute : « J'ai suivi le procès Barbie. Depuis 1830, l'Algérie a connu des multitudes de Barbie », lesquels n'ont pas été condamnés parce que leurs crimes contre des Algériens n'étaient pas considérés comme tels. On voit que l'histoire est ici totalement subordonnée à des motivations politiques extérieures au sujet.
BAHRI Laaziz

QUAND FOOTBAL S'APPELAIT SPECTACLE…
Kherrata est en deuil : un symbole du football est parti. Une figure emblématique de la balle ronde s'est éteinte. Un homme aux mille qualités nous a quittés. Laaziz Bahri n'était pas seulement ce joueur hors pair du jeu à onze à l'époque où football s'appelait spectacle, c'était aussi un sacré farceur. Ses histoires fabuleuses et invraisemblables se racontent encore, et se raconteront toujours pour témoigner de son immortalité.
« Laaziz est simplement absent, Laaziz ne peut pas mourir, car il fait partie intégrante du décor de Kherrata depuis des lustres », c'est la pensée unanime des habitants qui affluaient vers le cimetière local pour rendre un dernier hommage mérité au disparu. Dans le cortège, chacun selon ses souvenirs, rapporte une anecdote du défunt, ou décrit l'une de ses nombreuses prouesses footballistiques qui faisaient le bonheur des supporters (autant dire toute la région) de la fameuse J.S.K. (Jeunesse Sportive de Kherrata) des années 60.
Photographe professionnel de son état, Laaziz se distingua très tôt comme un avant-centre prodigieux au sein de l'équipe de football de Kherrata. Si bien que les dirigeants de la glorieuse entente (ESS) de Sétif, celle des Mattem, Koussim et autre Salhi, sollicitèrent ses services qu'il déclina poliment arguant que la J.S.Kherrata avait besoin de lui.
Petit de stature mais large de carrure, Laaziz, balle au pied, était la bête noire de toutes les défenses de la basse Kabylie. Rapide, précis dans ses relances et dans ses tirs, excellent dans le jeu de tête, ce numéro neuf avait toute les qualités d'un chasseur de buts. Une fois, il sillonna la moitié du terrain en jonglant de la tête avec le ballon jusqu'aux bois adverses où il marqua un but d'anthologie. Cependant, ses prestations toujours applaudies lui valurent quelques agressions de la part de ses adversaires du jour qui se rebiffaient contre lui en le fauchant sévèrement. Mais lui se relevait toujours avec un large sourire et allait toucher la main de son vis-à-vis en montrant ainsi que le foot devait les réunir et non les séparer.
Pendant la guerre de Libération Nationale, Laaziz s'engagea dans la lutte en ravitaillant les maquis en munitions et en provisions de bouche. Or, après l'indépendance, il n'a jamais cherché à obtenir quelque compensation. Devoir et humilité…
Citoyen très populaire, Laaziz était aimé et respecté pour sa simplicité, son humour typiquement algérien, et son dévouement à toute épreuve pour tout ce qui touchait à la vie locale. Oui, Laaziz était un être unique en son genre, et les habitants de Kherrata ne sont pas près d'oublier cet homme aux valeurs morales avérées doublé d'un footballeur de génie que l'histoire sportive locale imprimera à jamais dans ses annales.
Repose en paix, Laaziz, repose en paix joueur et farceur au grand cœur… Certes, ton corps a disparu pour toujours, mais ton image et ton aura resteront à jamais vivantes dans nos souvenirs !
55e anniversaire du déclenchement de la Révolution Algérienne

Hommage à la génération de
Novembre
13 février 1960 :
L'explosion de la première bombe atomique française à Reggane
et qui est trois fois plus puissante et dévastatrice que celle utilisée par
les Américains à Hiroshima.
18 février 1960 :
Réunion entre les représentants du GPRA et ceux du gouvernement
français dans le but d'arriver à un accord portant sur le cessezfeu.
24 février 1960 :
Le principe de l'autodétermination est accepté par le GPRA.
1er mars 1960 :
L'Organisation criminelle OAS redouble de violence à l'égard des
Algériens.
05 mars 1960 :
Rencontre à Lausanne des délégations algérienne et française
pour reprendre les négociations au sujet de l'autodétermination.
27 mars 1960 :
Le colonel «Si Lotfi» tombe au champ d'honneur près de Béchar
25 juin 1960 :
Echec des premières négociations de «Moulane» en Suisse entre
le FLN et le gouvernement français.
22 août 1960 :
Le GPRA exige la tenue du référendum de l'autodétermination
du peuple algérien sous la surveillance de l'instance des Nations
unies.
21octobre 1960 :
Le général De Gaulle déclare : «La paix en Algérie est pour bientôt
».
11 décembre 1960 :
Des grandes manifestations populaires sont organisées à travers
plusieurs quartiers d'Alger et sont violemment réprimées.
8 janvier 1961 :
75,25% des Français d'Algérie disent oui à l'autodétermination
du peuple algérien dans le référendum organisé par De Gaulle en
Algérie.
16 janvier 1961 :
Le GPRA déclare être prêt à négocier avec le gouvernement français.
15 mars 1961 :
Le GPRA et le gouvernement français annoncent le début des négociations
d'Evian pour le 7 avril 1961.
11 avril 1961 :
Le général De Gaulle annonce dans une conférence de presse de
son accord de principe d'un Etat algérien indépendant.
22 avril 1961 :
Coup d'Etat avorté contre le général De Gaulle
14 mai 1961 :
Le FLN enclenche une offensive contre les éléments de l'OAS
causant à cette dernière de grandes pertes.
20 juillet 1961 :
Reprise des négociations de Lausanne entre le GPRA et le gouvernement
français après l'échec de 13 juin 1961.
9 août 1961 :
Le CNRA annonce à partir de Tripoli la désignation de Benyoucef
Benkheda au poste de président du GPRA en remplacement à Ferhat
Abbas.
5 septembre 1961 :
Le général De Gaulle reconnaît pour la première fois l'algérianité
du Sahara et la justesse des revendications du GPRA sur la question
du Sahara.
17 octobre 1961 :
Grandes manifestations organisées à Paris par la communauté
algérienne de France et qui se sont achevées par un véritable massacre.
2 novembre 1961 :
Cinq responsables du FLN, Ben Bella, Aït Ahmed, Khider, Bitat
et Boudiaf déclenchent une grève de la faim.
21 février 1962 :
Le conseil des ministres français approuve le principe du cessezle-
feu.
22 février 1962 :
Le CNRA approuve le projet de négociations d'Evian.
7 mars 1962 :
Début officiel du 2e round des négociations d'Evian.
18 mars 1962 :
Le GPRA et le gouvernement français signent le document portant
sur les accords d'Evian après des négociations marathoniennes.
19 mars 1962 :
Proclamation du cessez-le-feu.
8 avril 1962 :
90,7% des Français approuvent les accords d'Evian lors d'un
référendum organisé en France.
1er juillet 1962 :
L'Organisation en Algérie du référendum sur l'autodétermination
du peuple algérien sur 6.017.680 votants, 5.975.581 disent oui à
l'Indépendance de l'Algérie soit plus de 99%.
Posté le 01/11/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
55e anniversaire du déclenchement de la Révolution Algérienne

Hommage à la génération de Novembre
25 février 1957 :
Arrestation à Alger de Larbi Ben M'hidi. Après toutes sortes de
tortures pratiquées sur sa personne, les autorités françaises, entre
autres Bigeard, ont décidé de son exécution.
03 mars 1957 :
Le héros Larbi Ben M'hidi est officiellement mort. Après plusieurs
jours de torture, il a été sauvagement exécuté.
15 juin 1957 :
Disparition suspecte du militant de la cause nationale Maurice
Audin.
20 septembre 1957 :
La question algérienne est inscrite pour la seconde fois à l'ordre
du jour des travaux de l'instance onusienne.
08 octobre 1957 :
Ali Ammar, Hassiba Ben-Bouali, Mahmoud Bouhamidi et Petit
Omar Yacef laissent leur vie à l'issue d'une série d'explosions perpétrées
par les parachutistes français dans la Casbah où 30 autres personnes
ont péri.
22 décembre 1957 :
Disparition de Abane Ramdane
08 février 1958 :
L'aviation française bombarde Sakiat Sidi-Youcef situé dans les
frontières algéro-tunisienne causant la mort de 72 civils dont plusieurs
enfants.
19 septembre 1958 :
Constitution du GPRA, Gouvernement provisoire de la
République algérienne, présidé par Ferhat Abbas et qui tiendra sa première
réunion une semaine plus tard, soit le 26 septembre 1958 et
dans laquelle, le GPRA fait part aux autorités françaises de sa disponibilité
et de son engagement à entamer les négociations à condition
que la France reconnaisse l'indépendance et la dignité du peuple
algérien.
28 septembre 1958 :
Le gouvernement français décide l'organisation d'un référendum
sur la constitution de la cinquième république et ce, en France et en
Algérie.
13 novembre 1958 :
Les cinq dirigeants que sont Ben Bella, Aït Ahmed, Lachraf,
Boudiaf et Khider sont transportés à l'hôpital suite à une grève de la
faim qu'ils ont observée pendant plusieurs jours.
29 mars 1959 :
Le colonel Amirouche et le colonel Si-El-Haouès tombent au
champ d'honneur après avoir longuement résisté aux forces coloniales
et ce, dans la région de Bousaâda.
05 mai 1959 :
Ahmed Bouguerra tombe au champ d'honneur dans les environs
de Médéa.
22 mai 1959 :
Assassinat par l'organisation terroriste «La Main rouge» de l'avocat
maître Ould Aoudia à Paris. Il était chargé de la défense d'un
groupe d'étudiants arrêtés par les autorités françaises.
26 juillet 1959 :
Le leader du mouvement syndical algérien, Aïssat Idir, mourut
suite aux tortures qu'il a subies durant tout un mois.
16 septembre 1959 :
Déclaration du général De Gaulle quant au droit du peuple algérien
d'autodétermination par le biais d'un référendum général.
6 décembre 1959 :
Le bureau du FLN à New York met en circulation un document
sur le nombre des forces armées qui participent à la guerre d'Algérie.
- Forces terrestres : 774.000 soldats
- Forces aériennes : 40.000 soldats + 1000 avions
- Forces navales 25.000 marins activant dans 2/3 de la flotte
navale française
28 janvier 1960 :
Le général De Gaulle déclare dans un discours que le principe de
l'autodétermination du peuple algérien est l'unique solution pour préserver
la dignité du gouvernement français.
13 février 1960 :
L'explosion de la première bombe atomique française à Reggane
et qui est trois fois plus puissante et dévastatrice que celle utilisée par
les Américains à Hiroshima.
18 février 1960 :
Réunion entre les représentants du GPRA et ceux du gouvernement
Posté le 01/11/2009 | 13 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article